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En ces beaux jours de juillet, peut-être êtes vous sur le point de partir en vacances. Beaucoup d’entre nous affectionnent la côte alors que d’autres se tournent vers la montagne.

Outre les multiples activités proposées dans nos massifs, vous serez peut être témoin d’un épisode aussi traditionnel qu’appréciable : la transhumance saisonnière.

Qu’est-ce que la transhumance ?

Chaque année, bergers et troupeaux prennent la route pour passer l’été dans les montagnes. Ce phénomène présent dans tous les grands massifs de France peut prendre des jours. Si pour certains la transhumance n’est qu’une part de l’activité agricole, d’autres fêtent cet événement avec ferveur !

« Mais à quoi sert la transhumance ? D’abord à nourrir les troupeaux pendant les grandes chaleurs, quand le soleil dessèche les plaines. En altitude, il fait souvent plus frais et humide… L’herbe pousse mieux, bien verte et savoureuse. Miam ! Les pâturages sont si grands que le bétail s’y promène en liberté. […] Pendant ce temps, à la ferme, les éleveurs profitent de l’absence des bêtes pour faire des réserves de foin, entretenir leur matériel… ou prendre un peu de vacances. La transhumance est une tradition très ancienne. Depuis 2020, elle est inscrite au patrimoine culturel français. » – Émilie Leturcq

Un nouvel engouement

Depuis maintenant quelques années, il est possible de devenir berger pendant une journée afin d’aider les professionnels à effectuer la transhumance. Si cette activité peut émerveiller les enfants, elle est parfois synonyme de dépaysement et de retour aux sources pour les adultes. Pour les bergers, c’est un excellent moyen de faire connaître leur métier et leur quotidien.

« Je me lève tôt tous les matins, je monte sur les crêtes chercher mes chèvres, puis je les trais à la main. Une fois la traite terminée, je descends aussitôt dans la vallée pour mettre le lait au frais et faire le fromage que je vends près de la ferme, dans ma fromagerie à Pouzac. Puis, je remonte le soir. Je jette aussi un œil sur les bêtes des autres éleveurs », détaille Audrey Douville, une éleveuse qui entame actuellement sa cinquième saison à Bénaquès, près de Bagnères-de-Bigorre.

Et vous, souhaiteriez-vous vivre cette belle expérience ?

Maurine L.

 

 

 

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