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Samain : la fête celte à l’origine d’Halloween

Samain : la fête celte à l’origine d’Halloween

Lundi dernier, nous célébrions Halloween. Si beaucoup s’accordent à dire que cette fête nous vient directement des États-Unis, peu d’entre nous connaissent véritablement son histoire.

Au-delà de cette apparence purement commerciale et festive, Halloween puiserait ses origines dans la tradition celtique. L’ancien nom celte de la fête d’Halloween ne serait autre que « Samain ». Il s’agirait de l’une des quatres fêtes religieuses Celtes avec Beltaine, Imbolc et Lugnasad. En effet, Samain correspond à la nuit du 31 octobre au 1er novembre de notre calendrier chrétien. Cette fête n’était autre que le nouvel an celtique. Il est dit qu’elle servait de jour de transition entre la saison claire et la saison sombre. Elle était célébrée en Irlande et en Ecosse, là où vivaient les Celtes à l’époque.

Ce sont les migrants irlandais et écossais qui, fuyant la Grande Famine, ont finalement permis à cette fête de se développer sur le continent américain. Par la suite, cette fête s’est alors répandue au Canada, en Australie, au Royaume-Uni et en Irlande.

Le rituel de la fête Samain

La fête de Samain était célébrée 3 jours avant le 31 octobre et 3 jours après, du 29 octobre au 4 novembre d’après notre calendrier grégorien. Plusieurs cérémonies étaient organisées durant ces quelques jours.

Le feu était à l’époque un élément sacré de la fête de Samain. De grands feux étaient allumés par les druides pour alimenter les différents feux de joie mais aussi pour chauffer les foyers. Ces feux étaient connus pour protéger les familles des mauvais esprits. Le jour de Samain, les habitants ayant perdu des proches laissaient la porte de leur maison ouverte. Ce geste hautement symbolique avait pour but d’accueillir la ou les personnes décédées et de les laisser prendre place à table lors du souper.

A quand la prochaine fête ?

Selon la tradition celtique, la prochaine fête à célébrer sera Beltaine ou l’arrivée des beaux jours, le 1er mai.

« Elle correspond au passage vers la moitié lumineuse de l’année et annonce un changement de rythme de vie qui se tourne désormais davantage vers les activités extérieures, dans la nature et la flore en plein épanouissement. »

https://www.beltaine.fr/contact/quest-ce-que-beltaine/

 

Maurine L.

 

Les semences anciennes, alliées de la santé et de la biodiversité

Les semences anciennes, alliées de la santé et de la biodiversité

Blé, maïs, riz… tout le monde connaît et consomme ces céréales les plus répandues dans le monde. Elles constituent la base de notre alimentation et fournissent les apports quotidiens nécessaires en protéines, minéraux et vitamines. Ces aliments sont le fruit d’une sélection opérée par l’homme depuis plusieurs millénaires, dans le but de cultiver des graines à la fois résistantes et rentables. Aujourd’hui, de plus en plus d’agriculteurs prennent le parti de privilégier les semences anciennes. Ils souhaitent ainsi favoriser la biodiversité et proposer aux consommateurs des produits sains et authentiques

Qu’entend-on par semences anciennes ?

Après la seconde guerre mondiale, la massification des cultures a mis de côté les semences anciennes pour privilégier des variétés plus modernes. Le blé, par exemple, est la base de notre alimentation ; il permet de produire de nombreux aliments transformés (biscuits, pâtes…). Cette céréale est issue d’une variété hybride que l’homme a sélectionnée et diffusée dans le monde entier. Mais sa culture nécessite un apport conséquent en engrais et en divers produits afin de combattre les maladies.

Depuis quelques années, de plus en plus d’agriculteurs remettent au goût du jour les graines oubliées et cultivent des céréales plus rustiques et plus écologiques. Mais qu’entend-on exactement par semences anciennes ? Et pourquoi reviennent-elles à la mode ?

Le retour des graines oubliées

Il s’agit en fait de graines qui ne sont plus majoritaires dans les cultures agricoles de masse. Parmi celles-ci, nous pouvons citer entre autres le sorgho, l’épeautre, le sarrasin, l’orge et de nombreuses autres variétés. Ces semences anciennes présentent l’avantage d’être très résistantes. En effet, elles s’adaptent sans problème à tous types de terroirs. Mais ce n’est pas tout. Pour s’épanouir, les céréales d’antan n’ont pas forcément besoin d’être alimentées en engrais et le désherbage n’est pas nécessaire.

Vous l’aurez compris, sans utilisation de produits chimiques, les semences anciennes sont idéales pour la culture biologique

Semences anciennes, des bienfaits pour la santé ?

En plus de favoriser une diversité agricole, les semences anciennes garantissent les apports nutritionnels indispensables au quotidien, tout en limitant l’utilisation de produits chimiques. De plus, grâce à des gluten plus digestes ou en plus faibles quantités, les personnes intolérantes peuvent privilégier facilement leur consommation.

Sur la liste des bienfaits des semences anciennes sur notre santé, citons entre autres : 

  • Le blé de Khorasan, qui apporte 10% à 25% de protéines, fibres, cuivre, fer, zinc, vitamines B1, B2 et B3 en plus que le blé traditionnel.
  • Le sarrasin, cousin du quinoa, qui offre des protéines et une forte concentration de magnésium.
  • Le millet, traditionnellement consommé en Asie et en Afrique, est sans gluten. Il bénéficie d’une bonne teneur en magnésium et son amidon est très digeste.

La liste est encore longue, car il existerait plus de 300 variétés de céréales anciennes. 

Un réseau de protection dynamique, en France et en Alsace

Si elles ne sont pas maintenues en culture de manière régulière, les graines oubliées pourraient disparaître. Ce patrimoine est d’une importance capitale puisqu’il permet de garder une biodiversité de plus en plus convoitée. C’est pourquoi de nombreux agriculteurs français mettent en avant leur attachement aux semences anciennes.

Les semences anciennes en France

C’est pour cela que plusieurs associations françaises militent pour la diffusion de graines biologiques. Leur objectif est de promouvoir des produits naturels. Ainsi, elles s’assurent que les agriculteurs ne soient pas dépendants de semences issues d’industries multinationales qui privilégient les produits OGM. 

Par exemple, le Réseaux Semences Paysannes a créé un collectif national autour des différents domaines de l’agriculture : culture potagère, arboriculture, fourrage

En Alsace, Kerna ùn Sohma représente les cultures anciennes

Au cœur de ce réseau, en Alsace, l’association Kerna ùn Sohma (graines en semences en alsacien) œuvre auprès de tous les acteurs qui jouent un rôle de près ou de loin dans ce domaine. Les producteurs, les boulangers, les consommateurs sont tous sensibilisés sur le thème de la biodiversité et du respect des droits des paysans. Ainsi, le but de Kerna ùn Sohma est de protéger et promouvoir les semences anciennes grâce à diverses actions :

  • Répertorier, sauvegarder et multiplier les semences,
  • mutualiser le savoir faire des paysans et le matériel de récolte,
  • créer une maison des semences alsacienne,
  • former aux techniques de conservation et de multiplication,
  • et partager toutes les connaissances dans ce domaine.

L’association intervient non seulement dans les cultures céréalières mais aussi dans le secteur de la vigne avec l’introduction de pieds anciens dans différents domaines alsaciens. Elle sensibilise également le grand public via différents événements autour de l’agriculture durable

Grâce à ces actions autour des semences anciennes, l’agriculture française peut proposer aux consommateurs un choix plus vaste de produits naturels. Cela permet également aux professionnels de la terre de partager avec la population un savoir-faire ancestral qui débouche sur la commercialisation d’aliments plus sains.

Benjamin C.

Patrimoine culturel : la transhumance saisonnière

Patrimoine culturel : la transhumance saisonnière

En ces beaux jours de juillet, peut-être êtes vous sur le point de partir en vacances. Beaucoup d’entre nous affectionnent la côte alors que d’autres se tournent vers la montagne.

Outre les multiples activités proposées dans nos massifs, vous serez peut être témoin d’un épisode aussi traditionnel qu’appréciable : la transhumance saisonnière.

Qu’est-ce que la transhumance ?

Chaque année, bergers et troupeaux prennent la route pour passer l’été dans les montagnes. Ce phénomène présent dans tous les grands massifs de France peut prendre des jours. Si pour certains la transhumance n’est qu’une part de l’activité agricole, d’autres fêtent cet événement avec ferveur !

« Mais à quoi sert la transhumance ? D’abord à nourrir les troupeaux pendant les grandes chaleurs, quand le soleil dessèche les plaines. En altitude, il fait souvent plus frais et humide… L’herbe pousse mieux, bien verte et savoureuse. Miam ! Les pâturages sont si grands que le bétail s’y promène en liberté. […] Pendant ce temps, à la ferme, les éleveurs profitent de l’absence des bêtes pour faire des réserves de foin, entretenir leur matériel… ou prendre un peu de vacances. La transhumance est une tradition très ancienne. Depuis 2020, elle est inscrite au patrimoine culturel français. » – Émilie Leturcq

Un nouvel engouement

Depuis maintenant quelques années, il est possible de devenir berger pendant une journée afin d’aider les professionnels à effectuer la transhumance. Si cette activité peut émerveiller les enfants, elle est parfois synonyme de dépaysement et de retour aux sources pour les adultes. Pour les bergers, c’est un excellent moyen de faire connaître leur métier et leur quotidien.

« Je me lève tôt tous les matins, je monte sur les crêtes chercher mes chèvres, puis je les trais à la main. Une fois la traite terminée, je descends aussitôt dans la vallée pour mettre le lait au frais et faire le fromage que je vends près de la ferme, dans ma fromagerie à Pouzac. Puis, je remonte le soir. Je jette aussi un œil sur les bêtes des autres éleveurs », détaille Audrey Douville, une éleveuse qui entame actuellement sa cinquième saison à Bénaquès, près de Bagnères-de-Bigorre.

Et vous, souhaiteriez-vous vivre cette belle expérience ?

Maurine L.

 

 

 

La permaculture : une inspiration ancestrale

La permaculture : une inspiration ancestrale

La permaculture est un mode de production écologique basé sur des apports bénéfiques mutuels inter-espèces, le respect de l’environnement et un sens de l’éthique prononcé pour ceux qui la pratiquent. Cette nouvelle manière de cultiver s’inspire de la nature et des différentes découvertes réalisées en son sein au fil du temps.

Après une ère de production et de consommation massive, nous recherchons tous à redécouvrir une connexion avec notre mère nature. Nos supermarchés tendent à proposer uniquement des fruits et légumes de saison, des jardins fleurissent en ville, les plantes s’épanouissent dans nos intérieurs. Tout cela concourt au bonheur de nos amies les abeilles. Pour aller plus loin, certains particuliers utilisent de plus en plus la technique de la permaculture pour faire fleurir leurs potagers.

C’est dans les années 1970 qu’apparait le terme de culture permanente, la permaculture. À son origine les travaux sur l’agriculture naturelle de Masanobu Fukuoka. C’est la théorisation de Bill Mollison et David Holmgren qui aura rendu le terme réputé.

La technique des trois soeurs

En réalité, en remontant le temps du côté de l’Amérique, nous découvrons que les Indiens utilisaient déjà des techniques de culture associées. Pour faire pousser les trois plantes principales de leur régime alimentaire, les courges, le maïs et les haricots, ces derniers utilisaient la technique des trois sœurs. Le principe étant très simple, le maïs va aider à la pousse des haricots qui pourront se déployer à souhait sur leurs longues tiges. En contrepartie, le haricot va fournir au maïs l’azote bénéfique à sa croissance. Enfin, les feuilles des courges, entre autres, permettaient d’empêcher la pousse de mauvaises herbes ou encore, certaines espèces épineuses pouvaient repousser les animaux.

Les jardins Monastiques

Si nous remontons au Moyen-âge, nous pourrons également vous parler des jardins Monastiques. Ces jardins, à la fois, nourrissaient la bâtisse, mais aussi étaient un lieu de méditation et de repos de l’âme et du corps. On y cultive, des légumes, des fruits, des légumineux ou encore des plantes médicinales. Ces mélanges, réalisés dans la partie potagère des jardins, favorisaient la croissance de la parcelle. Ainsi, les vergers apportaient l’eau, les légumineuses enrichissaient le sol d’azote. Enfin, l’ensemble des plantes favorisaient l’installation d’espèces animales favorisant l’ensemble.

Quelques conseils pour votre permaculture :

Si vous souhaitez commencer votre jardin, vous devez penser à deux choses. Tout d’abord, toutes les plantes ne sont pas bénéfiques à leurs voisines. Enfin, vous devrez prendre en compte les besoins et cycles de vie de vos plantes.

Voici quelques idées de plantes à associer pour les permaculteurs débutants :

  • Le basilic. Si son odeur est alléchante pour nous, elle sera répulsive pour certains insectes comme les mouches blanches ou les moustiques. Il est conseillé d’en planter à proximité des tomates, aubergines ou encore des piments.
  • La lavande permet d’éloigner les pucerons et attirera les insectes pollinisateurs. Vous ferez d’une pierre deux coups ! De plus, elle peut être utilisée en tisane, bénéfique pour les insomniaques.
  • L’ail est très répulsif pour les insectes et leur larve ! Il sera un très bon compagnon pour vos fraises ou vos carottes.

Avez-vous d’autres conseils ?

Wuilfid. H

La fête de Pâques

La fête de Pâques

Pâques symbolise, depuis la nuit des temps, une fête de partage et de renaissance. Loin des célébrations religieuses officielles, cette période est surtout un moment de merveilleuses festivités familiales et amicales.

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